Bases du money management
Contenu détaillé
Principes et objectifs
Le money management ne cherche pas à augmenter le gain par trade, mais à survivre assez longtemps pour que l'avantage statistique s'exprime. Deux comptes appliquant la même stratégie avec des règles de risque différentes finissent à des années-lumière l'un de l'autre.
Risque par trade et dimensionnement
- Risque cible : 0,5 à 2 % du capital par position, selon la qualité du setup et la volatilité.
- Formule : taille = (capital × risque %) ÷ (distance de stop × valeur du point).
- Exemple : compte 10 000 €, risque 1 % (100 €), stop de 25 pips, valeur 10 €/pip → 100 ÷ (25 × 10) = 0,4 lot.
Le stop se place d'abord (structure, ATR), la taille se calcule ensuite : jamais l'inverse.
Volatilité et ajustement
- Mesurer la volatilité avec l'ATR : un stop trop serré sur un actif volatil augmente artificiellement le risque.
- Réduire la taille lors des annonces majeures (NFP, décisions de taux) ou élargir le stop sans changer le risque.
- Viser un risque exprimé en « unités de volatilité » plutôt qu'en montant fixe.
Exposition et corrélations
- Trois positions longues sur le même panier (USD, indices, crypto) constituent un seul risque démultiplié : plafonner le risque « panier » (ex. 3 %).
- Règle des plafonds : perte journalière maximale (2–3R), perte hebdomadaire maximale (6R) puis pause obligatoire.
- Tenir compte du risque directionnel net (somme des expositions corrélées).
Gestion de position
- Clôtures partielles à 1R et 2R, puis suivi du solde sur structure ou ATR.
- Stop jamais élargi : si le stop devient trop proche, on réduit la taille ou on sort.
- Ramener le stop à breakeven uniquement lorsque le prix a validé un niveau clé, pas par confort.
Vol targeting et Kelly fractionnaire
Un objectif de volatilité (par exemple 10 % annualisée) permet de faire varier progressivement la taille selon la performance et la volatilité du marché. La formule de Kelly donne la mise théorique optimale ; en pratique on n'en utilise qu'une fraction (¼ à ½) pour éviter les drawdowns extrêmes et les erreurs d'estimation de l'espérance.
Revue et journal de risque
- Suivre l'expectancy, le R moyen, le plus long drawdown et la taille moyenne utilisée.
- Augmenter le risque seulement après 50 trades conformes documentés ; le réduire après deux mois de drawdown.
- Noter chaque écart aux règles : c'est là que se trouve l'essentiel du coût réel.